INCARNATION de Jean-Marc Chouvel

Vince & JS copie 2Le compositeur Jean-Marc Chouvel, invité précédemment au Festival & Rencontres de Musique de Chambre du Larzac en 2007, est revenu en 2014, à l’occasion du 10ème anniversaire du Festival, et a écrit une pièce à deux pianos, ainsi qu’une version à quatre mains dont la création a été faite le Vendredi 8 Août à Ste Eulalie-de-Cernon, dans le cadre du concert « Futur Composé »
Voici un enregistrement de cette création, après une semaine de résidence au Festival.

Enregistrement en studio prévu dans l’Automne 2014.


Texte de présentation de la pièce par le compositeur:
Incarnation
Le principe du clavier, et le mécanisme du piano, sont une des plus extraordinaires inventions de l’humanité. Cette interface sublime les capacités digitales de l’homme en lui donnant accès à la fois à l’élaboration du monde harmonique et à la diversité des nuances, à tout un univers de possibles où la frappe des cordes obéit à la sensibilité d’un « toucher ». Le piano est peut-être l’instrument qui interroge le plus avant la finalité de notre espèce, et la manière dont ses dispositions corporelles se sont mises en dialogue avec les vérités cosmiques.
Pourtant le piano en tant que tel se rapporte à un univers limité. D’abord parce qu’il ne rend que douze notes dans une octave, et puis parce qu’il le fait avec un timbre unique. Ces limitations, qui sont celles de la facture de l’instrument, ne sont pas celles de notre écoute. Avec quelques adjonctions très simples, il est possible d’étendre considérablement le champ sonore qui est le sien, comme de très nombreuses pièces du vingtième siècle l’ont montré. Il s’agit ici, après l’exposé d’un matériau qui était à l’origine une improvisation, c’est-à-dire un moment où le corps et l’écoute ne font qu’un, d’une forme responsoriale, qui alterne des séquences où le son du piano, dans l’attention extrême aux résonances, retrouve des éléments enfuis de sa nature profonde, et d’autres où c’est au contraire la faculté splendide du jeu qui tente de transcender certaines limites d’un possible cerné par l’égalité du clavier.
Cette pièce est la troisième d’un triptyque de « doubles ». La première, Au cœur de ce désert glacé est pour un duo de flûtes basses, et la seconde, Beta persei, est pour deux guitares en sixièmes de tons. Elle est dédiée à Vincent Planès et Jean-Sébastien Dureau.

 

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