Collaborations…

A deux …et souvent à un peu plus!

TOUT - copie

Voici quelques unes de nos collaborations du moment!

sacré printemps convertie

Sacré Printemps!

 

Fruit d’une commande de Radio France, et conçu avec Nathalie Fillion et Estelle Meyer, ce spectacle « jeune public » propose une immersion dans la création du Sacre du Printemps, de Stravinsky, il y a cent ans. Grace au formidable texte de Nathalie Fillion, incarné, interprêté par Estelle Meyer, vivez à la fois  cette oeuvre incroyable dans sa version pour piano à quatre mains, et le scandale de sa création, l’incroyable contexte politique, artistique et historique dans lequel a pu naitre ce bloc granitique d’énergie et de modernité.

 

http://www.dailymotion.com/video/k5cDZNpNz6dfpw6wTlV

AFFICHE 2014 recadré ulule

Festival & Rencontres de Musique de Chambre du Larzac

Directeurs artistiques et fondateurs du Festival & Rencontres de Musique de Chambre du Larzac depuis 2005, Jean-Sébastien Dureau & Vincent Planès en ont assuré ensemble la programmation de ces 10 années de musique de chambre au pays des moutons. Pour fêter ce dixième anniversaire, suivez l’intégralité des concerts 2014, ainsi que de nombreux entretiens avec musiciens, compositeurs, interprètes sur Radio Larzac.

 

Textes…

A droite, à gauche, au dessus,
derrière…
quelques choses que nous ou d’autres
ont écrites
et qui peuvent être lues!

falaise pour ulule

 

la troupe au vert 2014 convertie

 

 

Fêter les dix ans du Festival & Rencontres de Musique de Chambre du Larzac…

par Julie Pelat


Fêter la 10ème édition…
C’est être fiers d’avoir porté ainsi un projet jailli un jour d’une forte inspiration,
sur une terre unique, qui nous a donné plus qu’il n’est possible de l’exprimer.

Fêter la 10ème édition…
C’est penser à tous les artistes qui nous ont apporté leur engagement,
leur sensibilité, et ont fait vibrer nos âmes.
C’est penser à tous ceux qui ont rendu ces dix ans possibles
emportés eux aussi par le souffle de cette singulière aventure pleine d’humanité.

Fêter la 10ème aussi, c’est regarder le chemin parcouru,
c’est s’interroger sur le pourquoi, le comment.
C’est comme chaque année, remettre le travail sur le métier,
repenser, ré-inventer, pour mieux re-convoquer l’envie,
ne pas se perdre en chemin aussi.

10 ans de Festival…
C’est rencontrer plus de gens qu’on ne l’aurait jamais imaginé,
dans le partage de moments que seul le spectacle vivant peut apporter.
C’est croiser des histoires, des chemins, et s’enrichir, se nourrir, se construire,grandir…
C’est fait d’espoir, de lumières, de sourires, de rires, de déceptions parfois,de larmes aussi.

10 ans de Festival…
C’est défendre un projet qui semble parfois hors de ce temps,
bravant les difficultés, s’affranchissant de ses contraintes
pour résister, inventer autrement,
et tout cela sans vraiment savoir comment cette alchimie
a réussi à prendre dès la première heure.

Alors Fêtons-les ces dix ans, vivons les le plus intensément possible,
apprécions les dans l’instant présent et regardons devant…
humbles et attentifs aux souffles du vent !

N°1 bleue

 

 

 Qu’est ce qu’un festival à nos yeux?

par Jean-Sébastien Dureau & Vincent Planès.

Juin 2011

 

 

Voilà aujourd’hui sept ans que nous rêvâmes de réunir sur le plateau quelques jeunes musiciens de France, de Navarre et d’ailleurs.
L’aventure dans laquelle nous nous sommes lancés si innocemment s’est renouvelée, révélant chaque année son émotion propre, ses rencontres
humaines et musicales. Derrière notre émerveillement se cache aussi la noble et lourde responsabilité d’entretenir et de faire grandir notre
créature !
Ce faisant, la volonté d’affirmer notre spécificité porte en elle le danger de nous enfermer dans un système destiné à communiquer une image
cohérente et formatée. C’est pourquoi nous nous efforçons chaque année de revenir obstinément à nos aspirations d’origine: mûrir certes, mais
en gardant l’esprit de notre enfance !

Qu’est-ce donc qu’un festival à nos yeux… ?

Une île dans le temps, un moment unique qui substitue au quotidien

un monde qui s’accorde à nos désirs.

Une aventure collective portée par l’ensemble des musiciens, une expérience

qui ne saurait se reproduire ailleurs ni demain.

Un espace incertain où règne la liberté de découverte et d’associations,

échappant au calcul et à la prudence.

Un échange avec un lieu magique qui nourrit notre imagination,

une terre singulière qui résonne avec nos envies.

Toutes ces aspirations ne seraient que doux rêves sans un public spontané, ouvert et vigilant, fidèle et sincère.
C’est donc encore une fois vers vous que vont nos pensées à l’aube de cette septième édition, forte de nos désirs et de notre sincérité.

 

 

4 mains

 

 

A propos du programme « play with infinity », Bach/Kurtag

par Jean-Sébastien Dureau & Vincent Planès.

Janvier 2011

 

 

Le lierre couvre le piano

et le soleil couchant effrite

le mur de la maison d’enfance

Et pourtant sans interruption

face au soleil qui décline

tout ce qui est passé est immortel

Keringö (La Valse)

 

À l’image de ces derniers vers du poète hongrois János Pilinszky, le programme de ce disque illustre la relation qu’entretient György Kurtág avec le passé musical. Explorer l’univers de Kurtág, c’est entreprendre un voyage intime en dehors du temps.

On y écoute la musique d’aujourd’hui comme un écho intérieur aux musiques d’hier, comme si l’universalité du geste transcendait l’évolution du langage. Chez lui, l’acte de transcrire rejoint celui d’inventer: chorals de Bach et compositions originales coexistent ainsi avec le même éclat, ignorant les trois siècles qui les séparent.

C’est souvent au piano que se lisent ou se relisent les oeuvres du passé et que voient le jour de nouvelles inspirations. Les Játékok témoignent d’une relation intime et quotidienne avec l’instrument: loin de la virtuosité, le piano est alors le média d’une pensée poétique, fragile et précieuse.

Bien que profondément reliée au geste musical et héritière d’une longue tradition pianistique, l’approche instrumentale que suggère l’écriture de Kurtág (sons à la limite du silence, jeux des doigtés et des positions de mains, rôle essentiel des pédales) replonge l’interprète dans un état d’enfance et exige une écoute neuve. Ce dépaysement, et parfois même cette insécurité, sont renforcés par une notation rythmique unique: refusant l’objectivité d’une inscription codifiée, elle intime aux musiciens l’ordre de rechercher la vérité du temps musical au-delà de son écriture, en combinant singulièrement une apparente liberté avec la rigueur sous-jacente du geste et des proportions.

Dans les transcriptions des chorals de Bach, Kurtág parvient à placer les interprètes, et donc le public, dans la même pureté d’écoute qu’avec ses propres oeuvres. Croisements de mains complexes ou ludiques, répartitions inusitées des voix, partages insolites du contrepoint, éclatements des registres, tout concourt à réentendre ces pièces comme un firmament d’objets sonores au-delà du temps et de l’espace.